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fourmis et insectes


L’orvet fragile, Anguis fragilis

Reptiles, Squamates, Anguidae, Augis fragilis

Pas de chance pour lui lorsqu’il tombe sur un humain : l’orvet est un petit lézard qui souffre parfois des ses allures de serpents lorsqu’il rencontre le chemin d’un jardinier mal informé.

Où vit l’orvet ?

Les orvets sont de petits reptiles proches des lézards et dépourvus de pattes. On les trouve en Europe dans presque tous les pays d’Europe centrale. Il est absent du Sud de l’Espagne et du Portugal, mais présent jusqu’en Grèce, en Russie, et dans le Sud de la Finlande de la Suède et de la Norvège.
Ils vivent principalement dans les jardins, dans des galeries creusées dans la terre, sous la mousse, sous les baches et les pierres qui accumulent la chaleur du soleil, dans les tas de bois mort,...

L’orvet est-il dangereux ?

Il n’y a pas plus inoffensif qu’un orvet. Dépourvu de dent, ce "lézard sans pattes" [1] ne peut vous pincer que si vous le bloquez dans vos mains. Il ne possède pas non plus de venin de quelque sorte que ce soit. Avec son corps très musclé, il vous échappera probablement des doigts si vous essayez de l’attraper. Il peut également comme les autres lézards, perdre sa queue s’il se sent en danger (autotomie).
Comment différencier facilement un lézard d’un serpent ? Observez-le quelque minutes : si vous le voyez cligner des yeux, c’est un orvet ! Les serpents possèdent en effet une paupière transparente fixe, ils ne clignent jamais des yeux...

Macrophotographie d’un orvet commun ou orvet fragile se promenant dans un jardin potager.
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Orvet fragile

Que mangent les orvets ?

Au jardin, et surtout au potager, les orvets sont les bienvenus car ils se nourrissent en grande partie de limaces, mais aussi d’insectes et d’autres invertébrés terrestres qui ne sont pas forcément les bienvenus dans les jardins.

Les orvets sont-ils menacés d’extinction ?

Ils souffrent des pesticides et des insecticides répandus dans les champs et les jardins des particuliers, de la fragmentation de leur habitat et de la mortalité routière. Ils restent cependant largement répartis, mais sont protégés par la loi française [2] et par l’Annexe III de la convention de Berne. Leur destruction et leur capture sont donc interdites.


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