Araignée myrmécomorphe
mardi 8 juin 2010 par L@ fourmi
Ressembler à une fourmi apporte certainement beaucoup d’avantages. C’est en tous cas ce que l’évolution a retenue pour cette petite araignée qui essaye de se faire passer pour une fourmi :

La ressemblance est étonnante, pourtant, l’absence d’antennes et les 8 pattes permettent de rattacher cet arthropode aux arachnides : les araignées.
Si, de près, on peut se douter de la supercherie, à quelques dizaine de centimètre il est difficile de faire la différence.
Intéressons-nous aux différents éléments qui permettent à cette araignée de se faire passer pour une fourmi :
1 : La première paire des pattes de l’araignée est relevée et coudée, comme les antennes des fourmis (à ne pas confondre avec les chélicères, plus petites, qui font partie de l’appareil buccal). Cela permet de résoudre le problème de la paire de pattes que les araignées ont en "trop" par rapport aux fourmis, et des antennes qui sont absentes chez les araignées.
2 : Une paire d’yeux est décalée, comme on le voit sur la deuxième photo, les yeux se trouvent à l’avant de la tête, ce qui n’est pas le cas chez les fourmis.
3 : L’abdomen des fourmis est composé de deux grandes parties, le pétiole et le gastre. La séparation pétiole/gastre est due à un étranglement entre les deux. L’araignée myrmécomorphe possède elle aussi cet étranglement, même s’il est moins important.
L’araignée n’est pas le seul arthropode myrmécomorphe (à "morphe" de fourmi, c’est à dire qui reprend la forme d’une fourmi), certains insectes sont également très habiles, par exemple les "Mutilidae"...
Pour mettre la myrmecomorphie de cette deuxième araignée en évidence, on peut placer à côté une ouvrière Formica rufibarbis :
On observe alors une forte ressemblance entre la fourmi et l’araignée. Cette deuxième araignée joue un rôle de prédation sur les fourmis, contrairement à l’araignée des premières photographies.