MyrmecoFourmis.fr
fourmis et insectes

Définition : Hotel à insectes


Les hôtels à insectes sont des nichoirs artificiels destinés à servir de lieux de nidification pour les petites bêtes du jardin.

Ils ont un intérêt pédagogique important puisqu’ils permettent de concentrer au même endroit de nombreux insectes pollinisateurs ce qui facilite leur observation. En effet, dans la nature, la plupart de ces insectes sont très discrets et il est difficile de détecter leurs sites de ponte qui sont souvent d’anciennes galeries de coléoptères ou de petites cavités dans les arbres.

En plus de permettre d’observer un grand nombre d’insectes au même endroit, les hotels à insectes permettent de faciliter l’observation des interactions entre ces insectes. De nombreuses espèces de guêpes solitaires et de mouches sont en effet des parasites d’autres insectes. En observant attentivement les allées et venues des insectes sur l’hotel à insectes, on voit ainsi ces petits parasites rentrer dans les nids de leurs hôtes durant leur absence pour pondre leurs oeufs à la place de leur hôte !

Les nichoirs artificiels permettent également d’observer la construction des cellules par les guêpes et abeilles solitaires. Certains insectes creusent des galeries la terre (comme les andrènes au printemps), d’autres transportent de l’argile et le façonnent (guêpes potières ou maçonnes, osmies...), certaines abeilles coupent des ronds de feuilles pour fabriquer de petites cellules (les mégachiles), d’autres encore utilisent de la cire ou des brindilles pour boucher leurs nids ou le protéger des espèces parasites.

Mais attirer ces insectes n’a pas qu’un intérêt pédagogique : il existe de nombreuses espèces qui sont considérées comme des auxiliaires dans les jardins ornementaux et potagers. Certaines guêpes capturent des chenilles et des pucerons, de nombreuses abeilles participent efficacement à la pollinisation des fleurs et des arbres fruitiers, et les hôtels à insectes permettent aussi d’héberger les chrysopes et les coccinelles durant l’hiver. Les hôtels à insectes peuvent donc être considérés comme des outils de lutte biologique relativement facile à construire.

Vous trouverez parmi les liens suivants de nombreux articles sur les différentes espèces que vous êtes susceptibles de rencontrer sur les nichoirs à insectes, et des informations sur leur biologie... bonne lecture !

Articles liés :

Les guêpes potières ou maçonnes

Les guêpes maçonnes ou guêpes potières (parfois improprement désignées comme étant des abeilles maçonnes, comme les osmies) construisent des petits nids avec des boulettes de terre qu’elles mélangent à leur salive. Elles les accrochent généralement à (...)

Abeilles maçonnes : l’osmie cornue

L’osmie cornue ou abeille maçonne - Osmia cornuta - est une des premières abeilles solitaires à s’activer au printemps. On peut en effet l’observer voler de Mars à Juin. Il est très facile de l’inciter à s’installer dans des abris ou hôtels à insecte (...)

Les chrysopes, des "mouches" aux yeux d’or

Les chrysopes ou mouches aux yeux d’or sont connues du grand public car ils rentrent dans nos maisons dès les beaux jours. Attirées par la lumière, elles rentrent régulièrement à l’intérieur de nos maisons durant la nuit et essayent en vain la journée de (...)

L’isodonte mexicain sème la terreur chez les sauterelles

L’Isodontia mexicana est un hyménoptère de la famille des Sphecidae. Les Gryllides et Tettigoniides sont ses proies favorites. L’adulte se nourrit en fait de nectar et de pollen. Cette guêpe solitaire capture et paralyse des grillons et sauterelles (...)

La philanthe apivore nourrit sa progéniture avec des abeilles paralysées

La philanthe apivore Philanthus triangulum, à défaut d’être invasive, est aussi cruelle que le frelon asiatique. Si l’adulte se nourrit de pollen et de nectar, les femelles chassent les abeilles, qu’elles soient sociales (Apis mellifera) ou solitaires (...)

Abeilles solitaires

Ci-dessus, une photographie d’une abeille solitaire de l’espèce Andrena fulva. Les abeilles solitaires sont des abeilles qui vivent seules ou en petits groupes mais ne forment pas de colonies comme l’espèce Apis mellifera qui est présent dans nos (...)

Abeilles coupeuses de feuilles, Mégachiles

Les abeilles solitaires de la famille des Mégachiles découpent de façon circulaire des bouts de feuilles, sur les rosiers par exemple, puis les emmènent dans une galerie creusée dans la terre dans laquelle elles enroulent les feuilles de façon à (...)

L’abeille cotonnière

Les abeilles solitaires du genre Anthidium sont aussi appelées abeilles cotonnières. En effet, la femelle coupe les poils des feuilles des plantes et les transporte pour construire les cellules du nid où elle pond ses oeufs. La femelle et le (...)

Guêpes chasseuses de pucerons

Les guêpes solitaires du genre Pemphredon chassent de nombreux pucerons (et parfois les Cicadelles [35])pour nourrir leurs larves. Elles nichent généralement dans des tiges creuses (branches de sureau,...). Il est possible de les aider à (...)

Avez-vous peur du perce-oreilles ?

Les perce-oreilles ou pince-oreilles percent-ils les oreilles ? Non, loin de là, ces insectes inoffensifs chassent les pucerons et autres phytophages comme les psylles. Les cerques en forme de pinces à l’extrémité de leur abdomen ne servent qu’à la (...)


Accueil | Les rubriques | Les archives | Contacter Myrmecofourmis.fr | Visiteurs : 2027558