Combien de fourmis y-a-t-il dans une fourmilière ?

Le nombre de fourmis dans une fourmilière peut être très élevé...

Quelle est le nombre de fourmis ou la taille moyenne d’une colonie de fourmis ?

Le nombre de fourmis dans une fourmilière dépend de plusieurs facteurs tels que la taille de la colonie, l’espèce de fourmis et la disponibilité des ressources alimentaires dans leur environnement.

Les colonies de fourmis peuvent varier considérablement en taille, allant de quelques dizaines de fourmis seulement pour certaines espèces en particulier des tropiques, à des millions d’individus répartis dans plusieurs nids interconnectés.

Il est donc difficile de donner une réponse précise sur le nombre de fourmis dans une fourmilière sans connaître l’espèce de fourmis en question. Estimer une moyenne ne serait pas utile parce que de nombreuses espèces ont des colonies très petites ou très grandes et un nombre moyen d’ouvrières par colonie risquerait de ne pas représenter un nombre qui existe vraiment dans la nature.

Quelle est la plus grande colonie de fourmis connue ?

La plus grande colonie de fourmis connue à ce jour est celle de l’espèce de fourmis Formica yessensis, qui vit sur la côte d’Ishikari au Japon. Cette colonie est connue pour s’étendre sur une superficie de 2,2 km², ce qui en fait la plus grande colonie de fourmis jamais découverte.

Le nombre de fourmis dans cette colonie est estimé à environ 306 millions d’ouvrières et plus d’1 million de reines répartis dans environs 45,000 fourmilières [1]. Ce chiffre est bien sur une estimation et varie probablement considérablement en fonction de la saison et des conditions environnementales. La taille de la colonie est probablement fortement réduit au début du printemps, quand de nombreuses fourmis sont mortes de faim, de froid ou de vieillesse durant l’hiver et que la production de nouvelles fourmis n’a pas encore redémarré à cause du froid. Il est aussi probable que cette colonie ait été affectée par la construction d’un grand port dans son habitat principal [2].

En France et en Suisse aussi, les fourmis du genre Formica peuvent former d’immenses colonies interconnectées, mais jamais une colonie aussi grande n’a été recensée [3]. Les plus grandes colonies en France sont probablement celles de fourmis invasives comme la fourmi d’Argentine ou de la fourmi négligée, Lasius neglectus [4]. Une colonie de la fourmi invasive Lasius neglectus dans la région de Lyon recouvre même 254311 mètres carrés a elle seule [5] !

Il est possible que d’immenses colonies de fourmis d’Argentine, plus grandes que celles de Formica yessensis au Japon existent. Mais il semblent que les grandes colonies de fourmis d’Argentine se divisent parfois en plusieurs colonies quand elles deviennent trop grandes, et ceci est difficile à mesurer [6]. Il est difficile d’estimer le nombre maximal de fourmis qui peuvent être dans la même colonie avant qu’elle ne se divise, car cela semble dépendre de facteurs environnementaux et du régime alimentaire de fourmis appartenant à la même colonie mais situées à différents endroits de cette colonie [7].


Partager cet article pour soutenir Myrmecofourmis.fr:


Articles liés

Notes et références

[1Higashi, S., & Yamauchi, K. (1979). INFLUENCE OF A SUPERCOLONIAL ANT FORMICA (FORMICA) YESSENSIS FOREL ON THE DISTRIBUTION OF OTHER ANTS IN ISHIKARI COAST : Biological and ecological studies of a supercolonial ant Formica yessensis FOREL. X. Japanese Journal of Ecology, 29(3), 257-264.

[2cf Higashi 1979

[3Cherix, D., Bernasconi, C., Maeder, A., & Freitag, A. (2012). Fourmis des bois en Suisse : état de la situation et perspectives de monitoring. Schweizerische Zeitschrift fur Forstwesen, 163(6), 232-239.

[4Helanterä, H. (2022). Supercolonies of ants (Hymenoptera : Formicidae) : ecological patterns, behavioural processes and their implications for social evolution. Myrmecological News, 32, 1-22.

[5Gippet, J. M., Rocabert, C., Colin, T., Grangier, J., Tauru, H., Dumet, A., ... & Kaufmann, B. (2022). The observed link between urbanization and invasion can depend on how invasion is measured. Diversity and Distributions, 28(6), 1171-1179.

[6Corin, S. E., Abbott, K. L., Ritchie, P. A., & Lester, P. J. (2007). Large scale unicoloniality : the population and colony structure of the invasive Argentine ant (Linepithema humile) in New Zealand. Insectes Sociaux, 54, 275-282.

[7cf Corin 2007



Poser une question:

Votre message
Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.