Abeille, apiculteur et apiculture

L’apiculture est l’élevage des abeilles sociales. L’abeille élevée est généralement l’abeille Européenne, aussi appelée abeille de l’Ouest, abeille sociale ou abeille mellifère, Apis mellifera. Dans d’autres régions du monde cependant, il existe d’autres espèces d’abeilles élevées pour la pollinisation, la cire, la propolis et le miel. C’est le cas par exemple de l’abeille asiatique Apis cerana en Asie. Dans d’autres régions du monde comme l’Australie et l’Amérique du sud, les abeilles sans aiguillons ou mélipones sont aussi élevées pour la pollinisation et lemiel.

L’apiculteur ou l’apicultrice est la personne qui s’occupe de ruches. Généralement, les apiculteurs doivent maintenir la santé des abeilles en les protégeant des maladies et parasites, multiplier ou diviser les ruches pour les vendre ou remplacer des colonies mortes, récolter le miel, la cire et la propolis, sélectionner les races d’abeilles et capturer les essaims sauvages.

Enfin, l’apidologie est la science des abeilles. En raison de son importance économique mais aussi de ses capacités remarquables à apprendre ou à naviguer entre la ruche et les fleurs, les abeilles sociales comme Apis mellifera sont très étudiées par les scientifiques.

Myrmecofourmis.fr s’intéresse à ces trois aspects et vous invite à lire les articles de cette rubrique, listés ci-dessous. Ils concernent donc la biologie de l’abeille et la science des abeilles (apidologie), l’élevage des abeilles (apiculture) et la vie des apiculteurs. Bonne lecture et n’oubliez pas que vous pouvez commenter ou poser des questions en bas des articles !

Gros plan de face sur un acarien rouge parasite de l'abeille de l'espèce Varroa destructor.

L’Australie pourrait être le dernier pays envahis par Varroa destructor, parasite de l’abeille

Varroa destructor est un acarien parasite de l’abeille sociale, Apis mellifera. Les varroas s’attachent aux abeilles et dévorent leur tissu adipeux, causant parfois des malformations mais transmettant surtout de nombreux virus.
Varroa destructor est originaire d’Asie de l’Est. Il s’est propagé de par le monde dès la fin des années 70 et est maintenant présent dans presque toutes les grandes zones géographiques ou se trouve Apis mellifera.
Presque partout, à l’exception de l’Australie. (...)

Un nouveau virus de l’abeille : le Solinvivirus AmSV1

Des scientifiques cherchant à expliquer des pertes de colonies importantes chez un apiculteur aux États-Unis, ont découvert un nouveau virus de l’abeille. Ce virus à ARN appartient à la famille des Solinviviridae. Ils l’ont nommé Apis mellifera Solinvivirus-1, ou en plus court AmSV1.
Que sait-on du Apis mellifera Solinvivirus-1, AmSV1 ? Ce virus de l’abeille était inconnu jusqu’en 2023. Des chercheurs prêtant main forte à un apiculteur ayant de fortes pertes de colonies jusque là (...)

Dessin d'une ruche en lisière de forêt. On voit une ruche de type langstroth sur un dessin conceptuel de plaque chauffante pour le contrôle de Varroa destructor.

Traitement du varroa à la chaleur : l’hyperthermie dans les ruches

Le Varroa destructor est un petit acarien parasite de l’abeille domestique. Les varroas se nourrissent des corps adipeux des larves d’abeilles, ce qui correspond en termes humains à leur foie. Cela affaiblit l’immunité des abeilles et cause des malformations. En plus de cela, le varroa transmet plusieurs virus aux abeilles. Certains de ces virus, comme le virus des ailes déformées, peuvent empêcher les abeilles de voler avec des conséquences forcément dramatiques pour la colonie. (...)

Essaimage ou pillage ? Les capteurs de ruches ont la réponse

Il est difficile pour les apiculteurs de surveiller leurs ruches en permanence. Celles-ci sont souvent dans des zones reculèes et parfois difficilement accessibles. Pourtant, garder un oeil sur ses ruches en direct est plutôt utile. Les colonies d’abeilles peuvent essaimer en quelques minutes, ce qui conduit l’apiculteur à perdre une partie non négligeable de ses abeilles. Elles peuvent aussi se faire piller par d’autres colonies d’abeilles, quand il y a peu de fleurs et que les abeilles (...)

Photographie de Oplostomus fuligineus en Afrique, cette grande cétoine noire est un parasite des ruches qui dévore les larves d'abeilles, il est communément appelé grand coléoptère des ruches.

Grand coléoptère de la ruche : biologie et comment les contrôler

Oplostomus fuligineus et Oplostomus haroldi, communément appelés grand coléoptère des ruches, grand scarabée noir des ruches, ou grands coléoptères africain des ruches, sont des insectes potentiellement problématiques qui peuvent avoir un impact significatif sur l’apiculture et les populations d’abeilles sociales. Ils ne doivent pas être confondus avec le petit coléoptère des ruches, qui est déjà présent en France. Ces coléoptères se trouvent dans diverses régions d’Afrique et sont attirés (...)

Dessin d'un apiculteur, au milieu du désert, s'occupant de ruches d'abeilles sous le soleil brûlant. Cette vision d'artiste explore un cas extrême du réchauffement du climat sur l'apiculture et les abeilles.

Le réchauffement climatique menace les abeilles en France

Les apiculteurs sont en difficulté. Ce n’est pas nouveau, leurs abeilles souffrent des pesticides tout d’abord, car les insecticides utilisés des champs collectés par les abeilles peuvent affecter les colonies même à de très faibles concentrations. Les abeilles subissent aussi les effets des parasites et maladies invasives. Il y a le Varroa destructor et ses virus, le petit coléoptère de la ruche, la fausse-teigne et la loque américaine. Et puis le manque de fleur à cause des monocultures (...)

Photos d'un cadre d'abeilles avec de nombreux oeufs et larves au fond des cellules.

Comment reconnaître les oeufs d’abeilles ?

Trouver et reconnaître les oeufs des abeilles est important en apiculture pour vérifier la ponte de la reine.
À quoi ressemblent les oeufs d’abeilles ? Les oeufs d’abeilles sont blancs, légèrement translucides aux extrémités. Ils ressemblent à une minuscule saucisse ou à un grain de riz selon les avis. Ils sont pondus debout, verticalement, mais généralement pas à un angle parfaitement droit, ce qui permet de les deviner plus facilement.
Astuces pour trouver les oeufs d’abeilles (...)

Un groupe d'apiculteurs en vareuses d'apiculture se regroupe autour d'une ruche. Ils portent tous des habits de protections blancs d'apiculture en coton avec des chapeaux et un voile qui les protègent des abeilles.

Comment devenir apiculteur ? Lisez ceci avant de vous lancer dans l’apiculture

L’apiculture est une pratique millénaire qui consiste à élever des abeilles sociales pour récolter le miel et d’autres produits de la ruche comme la cire ou la propolis, ou pour polliniser les cultures. L’apiculture remonte à l’Antiquité, où les premières traces d’élevage d’abeilles remontent à l’Égypte ancienne. Il est donc peu surprenant qu’autant de personnes souhaitent devenir apiculteurs ou apicultrices.
Cependant, l’apiculture est confrontée à de nombreux défis. Les maladies et les (...)

Un petit coléoptère de la ruche Aethina tumida, un coléoptère brun noir avec de petites antennes à massues qui vit dans les ruches. Le coléoptère est entouré d'un cercle rouge et il est sur un cadre de ruche avec des cellules remplies de miel et aussi avec des abeilles domestiques Apis mellifera.

Le petit coléoptère de la ruche : biologie et contrôle

Le petit coléoptère de la ruche, Aethina tumida (Nitidulidae), est un parasite de l’abeille originaire d’Afrique. Dans leurs pays d’origine, les petits coléoptères de la ruche vivent dans des colonies d’abeilles de sous-espèces Africaines et ne posent pas vraiment de problèmes. En France par contre, le petit coléoptère de la ruche est capable d’endommager les colonies d’abeilles des différentes sous-espèces européennes. Voici ce que l’on sait de sa biologie et de son contrôle.
Comment (...)

Une abeille domestique, Apis mellifera, dans une fleur de sauge de couleur violette et mauve, vue de côté.

Donnant-donnant : comment la sauge impose la pollinisation aux abeilles

Les relations entre pollinisateurs et plantes à fleurs sont extrêmements diverses. Plusieurs plantes ont évolué de telle sorte qu’elles forcent les pollinisateur à prélever et à déposer le pollen, c’est le cas de la sauge...
La sauge possède un mécanisme très particulier : deux de ses étamines (l’organe qui produit le pollen chez les plantes à fleurs) sont stériles et servent de balancier.
En effet, les étamines et le pistil des fleurs de sauge sont situées en haut de la fleur. Le (...)

Photo au microscope sur fond blanc d'un acarien rouge orange du genre Tropilaelaps.

Tropilaelaps, un autre acarien parasite de l’abeille

Les Tropilaelaps sont des acariens parasites de l’abeille sociale Apis mellifera de la famille des Laelapidae. Ils sont plus petits que les varroas, mais leur couleur est similaire. Leur petite taille leur permet de se déplacer plus facilement dans la ruche et contribue à les rendre encore plus problématiques que le varroa pour les abeilles.
D’où viennent les acariens Tropilaelaps ? Les acariens Tropilaelaps proviennent d’Asie. Ils vivent dans la nature dans les colonies d’abeilles (...)

Vue en coupe de profil d'un Varroa destructor se nourrissant d'une abeille Apis mellifera. Le varroa et l'abeille ont été sectionnés pour montrer le tissu duquel se nourrit le varroa. Il s'agit d'une image obtenue par microscopie à balayage électronique et colorisée.

De quoi se nourrit Varroa destructor ? du foie des abeilles, pas de leur sang

Varroa destructor est un acarien parasite de l’abeille qui affaiblit les abeilles et transmet de nombreux virus au sein des colonies et entre colonies. Déterminer comment et de quoi se nourrit Varroa destructor est important pour contrôler ses populations dans les ruches.
De quoi se nourrit Varroa destructor, l’acarien parasite de l’abeille ?
Pendant de nombreuses années, les scientifiques pensaient que Varroa destructor se nourrissait de l’hémolymphe (le "sang" des insectes) des (...)

Un apiculteur tient dans ses mains un enfumoir en métal entouré de fumé et s'apprêtent à l'utiliser sur une ruche.

Comment choisir un enfumoir pour ses ruches

À quoi sert l’enfumoir des apiculteurs ?
Parfois lorsque les abeilles d’une ruche sont trop agressives, les apiculteurs doivent utiliser de la fumée. Bien que l’on entende souvent que la fumée calme les abeilles, en réalité il est plus probable que les abeilles pensent qu’il y a un incendie à proximité. Elles se préparent alors à déménager la ruche et se précipitent pour boire le miel. Pendant qu’elles boivent le miel, elles ne piquent pas l’apiculteur, qui peut effectuer son travail (...)

Un dessin d'une abeille sur fond bleu.

Une colonie d’abeilles produit du miel bleu

À Ribeauvillé, en Alsace, quelques apiculteurs ont fait une étrange découverte. Lors de l’extraction de leur miel, ils se sont aperçus que celui-ci était de couleur bleue. En observant leurs ruches de plus près, ils ont découvert que leurs abeilles ramenaient, attachés à leur pattes comme elles transportent normalement le pollen, des produits de couleurs peu naturelles allant du bleu au brun. Certaines colonies d’abeilles de ces apiculteurs en ramenaient tellement qu’elles n’avaient (...)

Une abeille sociale (Apis mellifera) boit de l'eau au bord d'un ruisseau. On voit clairement une abeille de couleur brune, jaune et orange boire de l'eau avec son proboscis ("langue") rouge. Cette photo macro montre en gros plan l'abeille sur fond de boue.

Pourquoi les abeilles boivent l’eau des piscines ?

Pourquoi les abeilles boivent-elles l’eau des piscines
Les abeilles ont des besoins en eau importants et elles s’abreuvent donc aussi sur d’autres sources d’eau que le nectar des fleurs ou le miellat pucerons. L’eau sert à contrôler la température de la ruche, en effet les abeilles peuvent refroidir la ruche en y ramenant de l’eau qu’elles étalent sur les surfaces ou portent entre leurs mandibules, pendant qu’à l’entrée de la ruche d’autres ouvrières ventilent. Le courant d’air créé (...)

Cette photo macro montre deux abeilles en gros plan à l'entrée d'une ruche.

Ces abeilles naturellement résistantes au Varroa destructor

Certaines colonies d’abeilles sont naturellement résistantes à Varroa destructor, un acarien parasite de l’abeille. Des recherches récentes nous en disent plus sur les mécanismes qui permettent à ces abeilles de limiter le développement des varroas.

Un varroa, parasite des abeilles, de couleur rouge ou orange, sur fond gris métallique.

Pourquoi les apiculteurs utilisent des pesticides ?

Les apiculteurs utilisent parfois des pesticides appelés acaricides pour contrôler un acarien parasite de l’abeille, le Varroa destructor. Sans ces traitements, la plupart des ruches ne survivraient probablement pas l’hiver. Mais des études scientifiques récentes rappellent que les produits utilisés contre le varroa peuvent aussi avoir des effets néfastes sur les abeilles.
Qu’est-ce que le Varroa destructor ? Le varroa, de son nom scientifique Varroa destructor est un acarien invasif (...)

Des abeilles domestiques Apis mellifera sont photographiées de dessus pendant qu'elles font la grappe ou la barbe pour refroidir la ruche.

Comment les abeilles contrôlent-elles la température de la ruche ?

Les abeilles maintiennent la température de leur ruche entre 32 et 36°C. Pourquoi les abeilles contrôlent-elles la température de la ruche ? Comment font-elles ? Quelle est la température optimale d’une ruche ? Voici tout ce que vous voulez savoir sur la température des abeilles.
Comment les abeilles contrôlent-elles la température de la ruche ? Quel est la température optimale d’une ruche pour les abeilles ? Les oeufs, larves et nymphes des abeilles de l’espèce Apis mellifera ne se (...)