Publié le 1er mars 2016 et mis à jour le 2 avril 2024.
Chrysolina lucidicollis - la chrysomèle à collier rouge
Insecta ; Coleoptera ; Chrysomelidae ; Chrysolina lucidicollis grossepunctata
De nombreuses espèces de chrysomèles ont été étudiées en détail, en raison de leur mode de vie phytophage. C’est par exemple le cas pour le doryphore de la pomme de terre, la chrysomèle du romarin (ou "chrysomèle américaine"), la chrysomèle polie qui mange des plantes aromatiques et de nombreuses autres espèces. Bien que Chrysolina lucidicollis soit aussi phytophage, elle ne semble pas se nourrir de plantes que nous consommons nous aussi. De plus, sa répartition est limitée au Sud de la France et de l’Europe, et à une partie de l’Afrique du Nord (y compris les îles Canaries, avec la sous-espèce Chrysolina lucidicollis grossepunctata). Comme si cela ne suffisait pas, elle est difficile à séparer d’autres espèces très proches [1]. Plusieurs espèces de chrysomèles noires brillantes possèdent ces bandes rouges ou oranges au bord des élytres, c’est par exemple le cas pour Chrysolina gypsophilae, Chrysolina carnifex, Chrysolina sanguinolenta, Chrysolina latecincta et Chrysolina kuesteri et la séparation de Chrysolina lucidicollis avec ces espèces proches semble pour le moment un peu incertaine [2]. Elle a donc été très peu étudiée et il n’y a malheureusement pas grand chose à en dire, si ce n’est qu’elle se nourrit probablement de plantes de la famille des linaires comme Linaria spuria et Linaria thymifolia. En attendant qu’un entomologiste passionné s’attache à décrire les habitudes de ce joli coléoptère et que les taxonomistes y voient plus clair, il ne nous reste plus qu’à regarder quelques photos de cet insecte : Une chrysomèle à collier rouge (Chrysolina lucidicollis grossepunctata) sur le sable des dunes de la réserve naturelle de Corralejo, sur l’Île de Fuerteventura :
Deux chrysomèles à collier rouge sur une plante hôte indéterminée des îles Canaries :
Vidéo de Chrysolina lucidicollis grossepunctata des Îles Canaries dans son milieu naturel :
Articles liés
-
Comment la chrysomèle polie adhère aux surfaces lisses La chrysomèle polie est un joli coléoptère aux élytres oranges ou brunes brillantes avec des pattes et une tête de couleur verte avec des reflets iridescents métalliques. Voici son habitat et ce que l’on se de son cycle de vie et de son alimentation.
-
La cétoine grise est-elle de funeste présage ? La cétoine grise ou "drap mortuaire" appartient à l’espèce Oxythyrea funesta. C’est une des cétoines les plus communes dans les fleurs de nos jardins. En voici un peu plus sur l’écologie et la biologie de cet insecte aux couleurs ternes.
-
Le défi de l’Hydrophile : être adapté à la course, au vol et à la nage en apnée ! Les hydrophiles sont des insectes de l’ordre des coléoptères. Pour respirer, ils stockent l’air sous leur corps, ce qui donne un aspect très brillant et argenté à leur ventre. C’est un des plus grands coléoptères de France, et il cumule les records : l’hydrophile maîtrise aussi bien la course à pied que le vol ou la nage !
Notes et références
[1] Winkelman J & Debreuil M. (2008). Les Chrysomelinae de France (Coleoptera, Chrysomelidae). Supplément Rutilans, 188 p.
[2] Il y a peu, Chrysolina lucidicollis avait le même statut que Chrysolina lucidicollis grossepunctata : les deux étaient considérées comme des sous-espèces de Chrysolina gypsophilae


